Si on m’avait dit un jour que je verrai Disgaea au Grand Palais j’aurais giflé le gus, sans hésitation. Et pourtant, le dimanche 15 janvier, j’ai pu jouer en avant-première mondiale (bon ok les journalistes ont pu y jouer vendredi et samedi mais laissez moi kiffer svp) dans ce haut lieu de la culture française à la Nintendo Switch, la dernière console du géant japonais. Mon avis, totalement subjectif, juste en cliquant sur l’image.

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Nintendo a mis les petits plats dans les grands, le Grand Palais est un des plus beaux musées de Paris. À proximité des Champs-Élysées en plein coeur du 8ème arrondissement, le lieu était habillé du rouge caractéristique de big N. Les badauds et les personnes voulant profiter des derniers jours de l’exposition sur l’oeuvre d’Hergé étaient sûrement un peu surpris de voir débarquer cette foule attendant de mettre leurs paluches sur la bête.

Le timing était plutôt parfait. On ne peut pas en dire autant pour nos sorties sur le blog (sorry). La firme de Kyoto ne s’est pas moqué de nous et a vraiment tout fait pour effacer les erreurs commises avec la Wii U : Message clair et limpide, dates précises, bande-annonces des jeux à venir, annonces très japonisantes aussi bien orientées grand public dans la première partie de conférence que « joueurs confirmés. » (Ouais, j’évite d’utiliser le terme d’hardcore gamer parce que j’en peux plus.)

Ma petite entreprise…

Dès le début de la session du matin, fixée de 10h à 14h, les bornes pour jouer à The Legend of Zelda : Breath of the Wild sont prises d’assaut par les gens venus en masse. Contrairement à ce que j’ai cru comprendre, seul le vendredi était réservé aux journalistes. Le week-end était ouvert au public, sur invitation néanmoins. Micromania avait distribué pas mal d’invitations pour que leurs clients puissent jouer à la Switch et se faire une idée sur la machine.

Après avoir attendu pendant près d’une heure et demie, l’hôtesse me fait signe pour que je puisse utiliser une borne où la console n’est pas « sous-verre » à mon grand bonheur parce que je voulais tester le changement d’écran.

Y’a pas à chipoter très longtemps, Zelda s’annonce énorme. Et je ne parle pas seulement de la taille de la carte du monde !
La démo était bloquée sur le Plateau d’Hyrule mais ça restait bien grand. La maniabilité n’était pas pas top sur la tablette et sur la manette Pro Switch à cause d’une configuration des touches un peu anxiogène (le saut placé sur X au lieu de B).

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Y’a des chutes de framerate qui sont un peu sales tout de même. Genre, quand le jeu affiche de grands horizons : ça rame. Quand y’a plus de 3 ennemis à l’écran : ça rame. Quand tu fais une action contextuelle comme couper un arbre ou faire rouler un rocher sur des ennemis insouciant en bas de la falaise : ça rame. L’hôtesse m’a dit que le jeu final subira quelques changements qui amélioreront tout ça mais on connait le discours des marketeux, on ne nous la fait pas à nous !

Techniquement, c’est pas top. L’herbe scintille et l’aliazing, le fameux « effet escaliers » que les joueurs sur PlayStation 2 connaissent bien est, hélas, au rendez-vous. Fort heureusement, la direction artistique et les couleurs pastels du jeu rendent le tout très agréable à l’oeil. Franchement, en jeu, les défauts techniques ne gênent pas plus que ça car ils n’influent pas sur l’expérience. C’est dommage que le jeu ne soit pas optimisé à fond sur une console un peu plus puissante que la Wii U, car n’oublions pas que le jeu a été conçu sur Wii U.

D’ailleurs, je vous conseillerais plutôt d’attendre de voir ce que la version Wii U a dans le ventre avant de vous prendre la Nintendo Switch au lancement. Bien sûr, si vous avez déjà une Wii U et que seul Zelda vous intéresse. Pourquoi ? Pour une raison toute simple : Link utilise une tablette Sheikah pour résoudre certains énigmes cette tablette est un gimmick présent uniquement sur Wii U du fait de la mablette et ses fonctions gyroscopiques pour s’immerger dans le jeu. Sur Switch, c’est tombé aux oubliettes !

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En effet, quand l’hôtesse m’a proposer de jouer en mode tablette l’image disparait de la TV pour venir instantanément sur l’écran de la console devenue portable ! C’est impressionnant ! Mais du coup, on perd le gimmick de la tablette Sheikah.

Après quelques minutes à explorer les plaines du royaume d’Hyrule, on m’indique qu’il est temps pour moi céder ma place

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… ne connait pas la crise

1-2-Switch m’a permis de voir de plus près les minuscules JoyCon et de surtout voir qu’elles embarquent un concentré de technologie. Le divers mini-jeux essentiellement à deux joueurs sont drôles et promettent de grandes soirées entre amis non-joueurs. On regrettera l’absence de pack proposant le jeu AVEC la console car c’est typiquement le genre de jeu que tu achètes pour montrer à ta petite famille le nouveau « jouet » de papa.

J’ai bien évidemment joué à Mario Kart 8 Deluxe, ce qui m’a permis de voir la tablette de plus près. Pas très lourde, l’armature en fer pour éviter le chourrage de consoles ajoutait toutefois beaucoup de poids à la console. Les boutons sont vraiment minuscules, on dirait les boutons de la 3DS ! Aucun problème pour les actionner même si vu leur taille on peut malencontreusement appuyer sur tout en même temps. À la manière de la PS Vita et ses boutons riquiqui, on s’adapte très vite. Je regrette l’absence d’une vraie croix directionnelle remplacée par des boutons indépendants mais je n’ai pas pu les tester.

Arms, une nouvelle licence révélé lors de la conférence et jouable pendant l’événement montre qu’il est possible de faire du motion gaming encore à un tout autre niveau de la Wii et son putain de sensor bar de merde. Ça répond bien, c’est précis, le jeu est marrant, c’est un bon jeu de lancement pour sûr.

MK8D n’est seulement qu’une version améliorée (le mode bataille ! et le multijoueurs à 4 en 60fps constant comme pour le solo !!) d’un des meilleurs Mario Kart sorti à ce jour. L’achat est immédiat à sa sortie prévue en avril. Et c’est ce que je vais reprocher finalement à cette chouette console sous tout ses abords : le line-up est vraiment pauvre. À part BotW, il n’y a pas de gros jeux qui justifient l’achat de la Switch « jour un. »

Rien, absolument rien ne justifie son achat. Du moins, dès le 3 mars… pourquoi débourser day one ? J’ai beau réfléchir, je ne vois pas de raisons objectives de se jeter à l’eau…

Enfin je dis ça mais si on me l’offre, je ne cracherai pas dessus !


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